Recherche
Votre recherche

Identification
Utilisateur
Mot de passe

NewsLetter
Votre email


Mots-clés :

Tahiti : Drogue, "Arrêtons l'hypocrisie"

Les pères de Stalingrad seraient-ils partis en vacances à Tahiti cet été...

http://www.tahitipresse.pf/index.cfm?snav=see&presse=20769 
Santé : 19/07/2007 à 13:28
Tahitipresse

L'association "Vivre sans drogue" veut passer à la vitesse supérieure et interpelle les autorités sur "les limites du système" en matière de prévention et de soins concernant les addictions aux drogues. A partir du 24 juillet, elle organisera des rencontres dans une quinzaine de communes de Tahiti pour recueillir les doléances des familles atteintes par ce qui représente un "véritable fléau".

Depuis deux ans, l'association "Vivre sans drogue" et la chaîne de solidarité "Relais parents" militent pour une meilleure information et une sensibilisation aux dégâts causés par les drogues au sein des familles polynésiennes. En juin dernier, elles organisaient une animation dans le hall de l'Assemblée de la Polynésie française, dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la drogue. Mais devant "le peu de mobilisation des élus et des autorités" à s'impliquer dans un combat qu'elles estiment vital pour l'avenir des nouvelles générations, elles ont décidé, jeudi, de "crever l'abcès" au cours d'une conférence de presse.
Remettant en cause les capacités actuelles du système de prévention et de soins et estimant qu'il n'est "pas à la hauteur d'un phénomène qui toucherait une famille sur deux", l'association souhaite la mise en place, rapidement, d'une enquête publique sur la situation en Polynésie française. "Actuellement, il n'y a aucune statistique lisible", explique Jacqueline Liénard, présidente de l'association. "Arrêtons l'hypocrisie. Pour préparer une structure adaptée, il faut un état des lieux", précise Eugène Tetuanui, responsable de la communication de l'association en faisant référence à l'enquête récemment engagée par la mairie de Papeete pour mieux connaître la situation des SDF (sans domicile fixe) de la capitale.

"On ne peut plus fermer les yeux".

L'association "Vivre sans drogue" qui s'étonne des conditions d'accueil et de prise en charge des drogués dans une seule structure hospitalière - l'hôpital Jean Prince - veut dénoncer le fait qu'il n' y ait "aucun spécialiste en toxicomanie sur le territoire" et attend, avec impatience, que des délibérations "pourtant envisagées favorablement par deux présidents de l'Assemblée", soient présentées aux représentants: l'une concerne l'interdiction à la vente de "pipettes", T. shirts et autre matériel incitant à la consommation de drogues, l'autre à la mise en place de tests de dépistage dans les écoles.
Si une brochure de prise en charge des addictions a bien été réalisée par l'EPAP (Etablissement public pour la prévention), l'association s'inquiète également que celle-ci n'ait pas été distribuée et attend un "devoir de résultat" de la part des établissements scolaires qui devraient s'en faire le relais.
L'association, qui a en projet un centre d'accueil, estime ne pouvoir faire face, seule, à l'ampleur de la tâche. Elle souhaite que tout le monde s'associe à son action, "tellement les dégâts sont importants et tellement les parents sont démunis".
Avec la chaîne "Relais parents", elle met donc en place un calendrier de rencontres dont la première aura lieu à Papara, le 24 juillet. Ces réunions seront organisées jusqu'au 11 septembre prochain, dans une quinzaine de communes de Tahiti. "Il s'agit surtout d'apporter notre aide à une grande majorité de personnes et de permettre aux moins audacieux de sortir du silence". Des personnes sont prêtes à témoigner, indiquent les responsables de "Vivre sans drogue" en parlant de "trafic", de "revente", d'"importation" et même de "gangs". Mais "devant l'inertie de l'ensemble des services compétents, ces personnes préfèrent rester dans l'anonymat pour éviter des représailles". Une situation intolérable pour l'association qui compte de nombreux parents dont les enfants ont été touchés par le problème: " On ne peut plus fermer les yeux".



Mots-clés :


Images et Sons
LSD