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Le cru 2008 des contrôles salivaires de stupéfiants au volant est arrivé

Comme chaque année depuis 3 ans, l'Etat annonce les contrôles salivaires...

Source :http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080810.OBS6910/
Date : 11-08-2008

Les contrôles salivaires testés à partir de lundi

Ce dispositif, expérimenté dans un premier temps à Antibes, va permettre de détecter la consommation de stupéfiants chez les conducteurs.
Un nouveau dispositif pour détecter la consommation de stupéfiants des automobilistes va être expérimenté, lundi 11 août, sur les routes antiboises (Alpes-Maritimes).
Grâce à un petit bâtonnet à passer sur la langue, les forces de police pourront obtenir en dix minutes les résultats des contrôles salivaires et déterminer si les conducteurs testés ont consommé ou non des stupéfiants.
Ce système, qui sera testé à Antibes dans un premier temps, est beaucoup plus simple d'utilisation que le précédent test urinaire. Quelque 52.000 tests salivaires vont être distribués aux gendarmes et policiers antibois. De même que l'éthylotest, les bâtonnets seront utilisés sur toutes les routes de France. Des contrôles ciblés et aléatoires seront faits.

Moins fiable pour le cannabis

Néanmoins, le dispositif a ses failles. S'il détecte bien la cocaïne, les amphétamines et les opiacés, il s'avère moins fiable pour ce qui concerne le cannabis.
Selon Patrick Mura, président de la Société de toxicologie analytique, interrogé par Le Journal du Dimanche du 10 août, le test "n'est fiable que si le conducteur a consommé du cannabis une heure grand maximum avant le contrôle. Or, le cannabis est le principal problème en France. Beaucoup de conducteurs vont donc passer entre les mailles du filet".
La quantité de drogue ingérée n'est pas non plus détectable. Si le test est positif, il doit être suivi d'un second contrôle, sanguin cette fois-ci, afin de confirmer la présence de stupéfiants dans l'organisme.
Patrick Mura a mené une étude en 2005 et 2006. Il en résulte que sur 2.000 automobilistes morts sur la route, 28% avaient consommé du cannabis, 32% de l'alcool et 2,5% de la cocaïne.
Contrairement à l'alcool, la loi ne prévoit aucune tolérance quant à l'usage de drogue. Un automobiliste contrôlé positif encoure deux ans de prison, 4.500 euros d'amende et un retrait de six points sur son permis de conduire. Avec ce nouveau système, le ministère de l'Intérieur s'attend a une baisse de 7% des accidents de la route et du nombre de tués.


Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/02/01016-20080702ARTFIG00001-mam-lance-les-premiers-tests-antidrogue-sur-les-routes.php
Date :
01/07/2008

MAM lance les premiers tests antidrogue sur les routes

  Â«Nous espérons réduire sensiblement le nombre de décès», a expliqué Michèle Alliot-Marie.

Ces tests salivaires vont permettre aux forces de l'ordre de détecter sur-le-champ la prise de stupéfiants par un conducteur. Pour la ministre de l'Intérieur, le dispositif sera très dissuasif.

LE FIGARO. - Quel est votre projet pour le dépistage de la drogue au volant ?
Michèle ALLIOT-MARIE. - Dès les prochains jours, les forces de l'ordre vont recourir à un nouveau procédé, un test salivaire pour détecter la présence de stupéfiants chez les conducteurs. 50 000 tests vont leur être distribués dès cet été. Le modèle de test a été choisi après une série d'expérimentations démarrées il y a un an. Trois produits avaient été sélectionnés. Le plus fiable a été retenu.

Concrètement, comment le conducteur va-t-il être contrôlé ?
La salive de l'automobiliste est recueillie au moyen d'un bâtonnet. La couleur change si des traces de drogue sont détectées. En cas de réaction positive, ce test sera complété par une prise de sang effectuée en milieu médical. Elle permettra de confirmer la présence de stupéfiants et d'en déterminer la nature. Facile d'usage, ce nouveau procédé est appelé à remplacer les tests urinaires, réalisés jusqu'à présent en présence d'un médecin dans une camionnette au bord de la route.

En quoi ce nouveau procédé constitue-t-il une avancée ?
Les tests urinaires nécessitaient un dispositif extrêmement lourd et limitaient donc la possibilité d'agir à titre préventif. Ils étaient beaucoup moins dissuasifs que les éthylotests car la probabilité de se faire contrôler était bien moindre. Désormais, le recours plus systématique à ces tests aura forcément un effet dissuasif sur les conducteurs. Policiers et gendarmes ont reçu pour consigne de faire des contrôles tantôt ciblés, notamment aux sorties de boîtes de nuit, tantôt aléatoires. En cas d'accident grave, ils rechercheront systématiquement si des stupéfiants ont été consommés.

L'usage de ces nouveaux tests devrait donc avoir un impact sur la sécurité routière.
Selon une étude, 230 personnes sont mortes en 2005 dans des accidents de la circulation liés à la consommation de stupéfiants. Si on ajoute les blessés, le bilan est bien plus élevé, notamment parmi les jeunes qui prennent des risques considérables en voiture ou en deux-roues en consommant de la drogue. Avec ces tests, nous espérons réduire sensiblement le nombre de décès. Ces dernières années, la politique mise en ?uvre a permis une amélioration de la sécurité sur nos routes, mais l'hécatombe frappe toujours les 15-24 ans. Ils ne représentent que 13 % de la population, mais constituent 27 % des personnes tuées sur la route.

Pour passer sous la barre des 3 000 morts, des sanctions plus lourdes vont être adoptées. Quelles mesures prioritaires avez-vous préparées ?
Inscrites dans la loi d'orientation pour la sécurité intérieure, plusieurs mesures seront présentées au Parlement à l'automne prochain. Parmi elles, la confiscation obligatoire du véhicule pour les conducteurs en situation de récidive de grand excès de vitesse, de conduite sous l'emprise de l'alcool ou de drogue, et pour ceux qui roulent sans permis. Le projet de loi prévoit aussi qu'un automobiliste en état d'ébriété puisse être condamné à installer un éthylotest antidémarrage dans son véhicule. Autre projet, la rétention automatique du permis de conduire en cas d'homicide involontaire. Enfin, le trafic de points du permis de conduire fera l'objet de peines plus lourdes avec l'instauration d'une incrimination pénale spécifique, jusqu'à six mois de prison et 15 000 euros d'amende. Cette peine sera doublée si les faits sont commis via Internet ou par publicité.

Dans une circulaire, du 31 mars dernier, vous appeliez les préfets à plus de vigilance en matière de sécurité routière. À la veille des vacances, vous avez renouvelé la consigne ?
Bien entendu. En 2008, je veux qu'ils obtiennent une baisse du nombre de tués de 7 %, soient 330 vies épargnées, et de 6 % parmi les blessés. Je leur ai demandé d'être particulièrement vigilants avec les deux-roues. À la rentrée, ils me présenteront leurs résultats.

Les conducteurs désormais soumis à un test salivaire anti-drogue

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/08/11/les-conducteurs-desormais-soumis-a-un-test-salivaire-anti-drogue_1082584_3224.html
Date : 01/07/2008

Annoncés début juillet par la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, les tests salivaires destinés à déceler la présence de stupéfiants chez les conducteurs ont été effectués, lundi 11 août, à Antibes (Alpes-Maritimes). A l'entrée de la ville, les conducteurs contrôlés ont dû donner aux forces de l'ordre un échantillon de salive prélevé à l'aide d'un bâtonnet. Mélangé à une substance chimique, cet échantillon révèle au bout de huit minutes environ si la personne a consommé des drogues.

A l'inverse des moyens techniques qui existaient auparavant, essentiellement des tests urinaires, "les tests salivaires se font rapidement, c'est très simple (...)", a commenté la ministre de l'intérieur, qui s'est rendue à Antibes. "Je crois qu'il s'agit là de tests particulièrement efficaces", a-t-elle ajouté. Ils permettent de rechercher des traces de cocaïne, héroïne, cannabis, amphétamines, et ecstasy. Si un trait horizontal rouge se dessine en face d'un des types de drogue recherchés, le contrôle est négatif. Si la surface reste blanche, le contrôle est positif : il y a eu consommation de drogue.

4 500 EUROS D'AMENDE

 

Sur dix tests pratiqués en une heure, trois ont été positifs au cannabis. Un des automobilistes a affirmé que sa consommation remontait à environ trois jours, une autre à la veille au soir. Selon le Dr Jean-Marie Ménard, présent sur le site, le test peut détecter une prise de stupéfiant remontant à dix, voire douze jours. Seule faiblesse du test, reconnue par la ministre : la prise de certains médicaments peut faire réagir l'appareil positivement.

Pour éviter toute méprise et afin de déterminer la quantité de drogue présente, une prise de sang est pratiquée dans la foulée d'un test salivaire positif. La quantité et le type de stupéfiant détecté feront partie des critères pris en compte par la justice. Celle-ci peut prononcer une peine pouvant atteindre 4 500 euros d'amende, deux ans de prison et trois ans de suspension de permis, a rappelé le procureur de Grasse, Philippe Guémas.

Michèle Alliot-Marie a annoncé que 52 000 tests seront distribués aux forces de l'ordre dans l'ensemble du territoire. Selon une enquête de 2005, coordonnée par l'Observatoire français des drogues et toxicomanies, le fait d'avoir fumé un joint multiplie par deux les risques d'accident mortel sur la route, par quinze s'il est associé à l'alcool. Cette enquête estime que la conduite sous emprise de cannabis cause 230 morts par an.



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